La tombe de Ferdinand Pavelka en Flandre
Source:
Military Historical Archives, Prague
Date Created: 1945
Extent: 1 item
50.94666, 2.19737
Issu d'une famille ouvrière pauvre, Ferdinand Pavelka a reçu une bonne formation militaire en tant que mitrailleur pendant son service militaire obligatoire dans l'armée tchécoslovaque. Il mit ses connaissances à profit lorsqu'il partit pour l’Espagne en tant que volontaire en 1937 et participa à diverses batailles, dont la célèbre bataille de l'Èbre. Après s'être retiré de Catalogne en France en février 1939, il ne suivit pas les autres dans des camps d'internement français. Il profita plutôt d'une offre des autorités françaises et s'engagea dans la Légion étrangère le même mois. Il fut affecté en Syrie.
Après la défaite de la France en juin 1940, les autorités françaises en Syrie restèrent fidèles au gouvernement collaborationniste de Vichy. Au cours d'une brève campagne menée dans cette région en juin 1941, toute la zone fut conquise par les troupes alliées et Pavelka rejoignit les unités tchécoslovaques en exil. Il combattit dans leurs rangs pendant la campagne d'Afrique du Nord puis, après s'être installé en Grande-Bretagne, il servit dans le groupe de brigades blindées indépendantes tchécoslovaques qui, d'octobre 1944 jusqu'à la fin de la guerre, assiégea la garnison allemande encerclée du port de Dunkerque. Les Allemands se défendirent activement et des combats acharnés s'y poursuivirent jusqu’aux derniers jours de la guerre. Récemment promu caporal, Ferdinand Pavelka a été tué le 15 avril après avoir été touché par des éclats d'obus. Il est mort moins de quatre semaines avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Pavelka faisait partie des nombreux membres des Brigades internationales qui ont survécu à la Guerre Civile et ont continué à lutter contre le fascisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur implication dans les réseaux de résistance dans plusieurs pays occupés est bien connue. Avec de nombreux soldats républicains espagnols, ils ont également servi dans les unités françaises sous les ordres de De Gaulle, mais il est moins connu qu'ils ont également combattu dans les rangs d'autres armées alliées. Pas moins de cinq cents anciens membres des Brigades internationales ont servi dans des unités militaires tchécoslovaques organisées par le gouvernement tchécoslovaque en exil.
Parmi les membres des Brigades internationales, les noms de commandants et de militants politiques bien connus sont maintes fois mentionnés, décrits et glorifiés. La simple tombe boueuse de Ferdinand Pavelka, que l’on voit ici, rend hommage à tous les volontaires ordinaires des Brigades internationales qui, après la défaite de la République espagnole, n'ont pas déposé les armes et sans revendiquer la gloire ou la reconnaissance, ont continué à lutter contre le fascisme partout où ils en avaient l'occasion. Bien qu'ils portaient des uniformes français, américains, britanniques, polonais, soviétiques ou autres, ils combattaient le même ennemi qu'en Espagne. Ceux qui sont tombés au combat, ont ainsi grossi les rangs des volontaires internationaux morts sur les fronts de la Guerre Civile espagnole.
ZM






