Per Imerslund : un volontaire norvégien pour Franco
Source:
Per Imerslund, Videre i passgang,
Date Created: 1937
Type: Photograph
Extent: 1 item
37.38863, -5.99534
Per Imerslund (1912-1943) était un écrivain, aventurier, journaliste, militant national-socialiste et l'un des rares combattants norvégiens du camp nationaliste pendant la Guerre Civile espagnole en 1937. (Sur la photo, on voit Imerslund, blond, en haut à gauche, avec quelques-uns de ses camarades phalangistes à Séville.) Plus tard, il participera également à la guerre d'hiver finlandaise contre l'Union soviétique et au front de l'Est sous les ordres de la Waffen-SS. Il meurt en décembre 1943, à l'âge de 31 ans, des suites de blessures de guerre reçues en Finlande.
À la fin de l'automne 1936, Imerslund, profondément déçu par les manœuvres internes du Nasjonal Samling de Vidkun Quisling après ses mauvais résultats aux récentes élections, décida de se rendre en Espagne. Sous prétexte de servir de correspondant pour le journal pro-fasciste Tidens Tegn, Imerslund se rendit fin décembre en Espagne via le Portugal, où il fut pris pour un espion anarchiste et envoyé dans une prison de Lisbonne par le gouvernement de Salazar. Une fois le malentendu dissipé et ses sympathies pour la cause franquiste manifestées, il fut libéré et poursuivit son voyage vers l'Espagne en train jusqu'à Séville, où il arriva en janvier 1937.
Son activité journalistique en Espagne ne lui semblait pas suffisamment attrayante et, à la mi-avril, il s'engagea comme volontaire dans la première ligne phalangiste grâce à ses connaissances en espagnol acquises au Mexique, se sentant plus proche des JONS (Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalistas) de Ramiro Ledesma Ramos que de la Phalange espagnole de José Antonio Primo de Rivera. Imerslund et ses camarades phalangistes se rendirent à pied à Malaga à la mi-février, une semaine après la chute de cette ville aux mains des troupes nationales. Près de deux mois plus tard, à la mi-avril, Per Imerslund fut envoyé avec d'autres combattants phalangistes sur le front de Cordoue, où il allait connaître son baptême du feu pendant les cinq ou six semaines qu'il y passa.
Au cours de la deuxième quinzaine de mai 1937, Imerslund quitte l'Espagne avec l'aide du consulat norvégien à Séville après avoir souffert d'une crise de paludisme qui l'a laissé très affaibli et sans envie de continuer à combattre dans la Guerre Civile, dont il s'était déjà désillusionné d'un point de vue idéologique. En juin, il arrive enfin à Oslo.
Près d'un an après son retour en Norvège, le 26 mars 1938, Per Imerslund épousa Liv Asserson lors d’une cérémonie religieuse inspirée du paganisme nordique. Ils passèrent ensuite leur lune de miel en Espagne. À la suite de ce voyage, le couple écrivit des articles de presse dans lesquels ils exprimaient leur déception de voir l'Espagne tomber irrémédiablement sous le pouvoir réactionnaire de l'Église catholique et, selon Liv, dans le machisme le plus archaïque. Après leur séjour en Espagne, ils poursuivirent leur voyage de noces au Mexique après un bref retour à Oslo. Le couple eut deux enfants, dont un naquit après la mort de Per.
Ses articles et ses essais offraient une approche idéologique et littéraire de la Guerre Civile destinée au public norvégien. À cet égard, leur intérêt réside notamment dans une attitude critique, fondée sur sa déception idéologique face à l’essor du national-catholicisme franquiste au détriment d’un programme plus national-syndicaliste et révolutionnaire.
MGC






